La consommation d’alcool fait partie de notre mode de vie, et encore plus pendant les périodes de fêtes de fin d’année. Vins, bières, digestifs, apéritifs, champagne, dans de multiples occasions, pour de multiples raisons, les alcools et les spiritueux sortent de nos bars ou réfrigérateurs et apparaissent sur nos tables.

La moyenne nationale est de 3,3 verres par semaine, et les effets sur le corps et la santé sont nombreux, détaillons cela dans cet article.

  • Muscle et cœur :

Prendre un verre de façon ponctuel n’a pas d’effet dommageable sur les muscles.

Toutefois pris en grande quantité ou de façon régulière et prolongé dans le temps, l’alcool peut entrainer des myopathies (maladies du muscle) et devient toxique pour notre corps.

Les myopathies entrainent alors une diminution de la force, et du volume de vos muscles. Vous perdrez également de l’endurance et mettrez plus de temps à guérir de vos blessures même banales, comme par exemple une simple entorse.

Des symptômes apparaitront également sur le muscle cardiaque, une forte consommation d’alcool peut alors entrainer une modification de votre rythme régulier cardiaque et sa capacité de contraction.

Il n’y a pas que du négatif, plusieurs études montrent que prise en très petite quantité et en de rares occasions, l’alcool peut prévenir le risque de maladie coronarienne.

  • Performances sportives :

Il y a de multiples effets sur la récupération et les performances sportives après avoir ingéré de l’alcool.

Dans un premier temps, même a faible dose, l’alcool est néfaste pour la concentration, les réflexes, l’endurance musculaire et le système cardio respiratoire.

La récupération est aussi affectée, et pour cause l’alcool assimilé par le corps agit sur la réhydratation et la resynthèse des protéines du muscle.

Le sportif n’est également pas à l’abri des maux de tête, changement d’humeur et nausée, peut propice à l’entrainement et la préparation a des échéances importantes.

  • Le sommeil.

L’alcool provoque le sommeil, mais vous ne dormez pas mieux pour autant.

Pourquoi cet effet paradoxal ??

L’alcool inhibe une partie du système nerveux, qui entraine normalement le ralentissement de l’activité du corps et déclenche le système de récupération.

La perturbation entraine la non diffusion de certaines hormones propice à la récupération, et votre corps ne récupère pas à 100%.

Le constat final est une grosse nuit de sommeil mais pour peu de résultat.

  • Les os

L’équation est simple et sans appel, une trop grande consommation d’alcool, altère la qualité osseuse de votre squelette. Vous serez donc plus sujet aux fractures dite de fatigue, ou les fractures plus importantes suite à un choc.

  • Douleur chronique et médicalisation 

L’alcool a des effets analgésiques, de nombreuses personnes qui souffrent de douleur chronique, utilisent l’alcool pour apaiser cette douleur. Dans un premier temps cela peut créer une addiction et tous les problèmes déjà cités dans cet article.

Mais il y a bien plus grave, souvent la prise de médicaments est associée à la consommation d’alcool.

Le risque combiné des deux agents peut entrainer des effets indésirables et de bien pire s’ils sont ingérés en grande quantité.

Un organe est particulièrement touché, le foie qui est présent pour éliminer l’alcool et certaines substances. Si en de multiples occasions trop de quantité de médicaments et d’alcool arrivent vers lui, il sera fragilisé et certaines pathologies comme une cirrhose risque d’apparaitre.

  • Les blessures

L’effet analgésique de l’alcool et le sentiment de puissance qu’il peut provoquer chez certains individus, entraine forcement une perte de perception du danger et de la fatigue.

Dans la plupart des cas l’accident intervient, et la blessure également, inutile de vous rappeler que si vous êtes un consommateur régulier est important d’alcool, la rémission sera d’autant plus compliquée car votre organisme se battra sur plusieurs fronts, les méfaits de l’alcool et les blessures occasionnés par un accident ou une trop grande fatigue.

Conclusion :

L’alcool et le sport ne font généralement pas bon ménage, comme pour la conduite ou autre, il doit être consommé avec modération.

Bien sûr lors des fêtes rien ne vous empêche de boire un verre ou deux, l’alcool doit rester un synonyme de fêtes de plaisir et de partage, et comme pour pas mal de choses plus ça consommation sera rare, plus vous l’apprécierez lors de la dégustation, et moins vous ressentirez les effets néfastes sur votre organisme.

Alors passez de bonnes fêtes, mangez, buvez avec modération et rendez-vous en 2018 pour de nouvelles aventures et de nouveaux objectifs.

Texte : Laurent Villanova