Nous sommes à un mois de la fameuse IFBB Tahiti Nui Cup. Cette compétition réunira des compétiteurs de bodybuilding, de men’s physique et de miss bikini. Cette dernière discipline a le vent en poupe. En effet, la pratique de la musculation et la recherche du physique parfait, se démocratisent de plus en plus chez les femmes et notamment chez les plus jeunes.

Nous avons rencontré Anaëlle Lopez. Cette étudiante, qui fête tout juste ses 18 ans, participera à sa toute première compétition. Elle montera sur scène de la Maison de la culture le 5 septembre et tentera sa chance face à des athlètes plus expérimentées.

Notre athlète a accepté de nous recevoir lors d’un entrainement. Anaëlle s’entraine à Red Zone depuis près d’un an. Cette salle flambant neuve de Pirae, est devenue sa deuxième maison. Elle s’y entraine deux fois par jour. Et oui, ne vous fiez surtout pas à son jeune âge et à son visage angélique, Anaëlle est une tueuse! « Lorsque je fais quelque chose, je le fais jusqu’au bout, peu importe les sacrifices ». Notre championne ne rigole pas! Déterminée et disciplinée, elle compte bien aller le plus loin possible dans cette discipline.

Anaëlle nous raconte son parcours:

Anaëlle, comment t’est venue l’idée de faire de la musculation?

Il y a plus d’un an, je pesais 45 kg pour 1m61. Je me trouvais trop maigre. Je me sentais vraiment mal dans ma peau. Il fallait que je change ça, que je change mon physique ! Je me suis dit que la solution à mon problème était la musculation. A l’époque, j’avais vu que Red Zone allait ouvrir. J’ai patienté jusqu’à l’ouverture et je suis venue m’inscrire avec deux collègues de classe. Il y avait un coach qui suivait les adhérents et je trouvais ça vraiment top ! Pour les gens qui ne connaissent rien à la musculation, surtout les filles, avoir un coach qui te dit quoi faire ou ne pas faire, c’est un plus ! Ça t’évite de faire tout le temps la même chose et surtout de faire n’importe quoi. Sinon tes entrainements se transforment en « chao men » (rires).

Comment se sont passés tes débuts à la salle ?

Yvan de Red Zone m’a prise en charge dès mon arrivée. On a surtout privilégié les cuisses. Je ne sais pas pourquoi, mais au début, on a fait que ça. Il pensait surement que j’avais de la force dans les cuisses (rires). C’était très difficile au début. J’arrivais à peine à faire un squat avec une charge légère sur une barre guidée. Petit à petit, j’ai pris en force et suis monté en charge. Mon coach m’a aidée à me surpasser et à me forger un mental d’acier. Aujourd’hui, j’arrive à pousser de bonnes charges tant en squat, que sur la presse.

On a commencé le haut du corps bien plus tard. Avant d’attaquer les exos avec charge, je devais d’abord maitriser mon poids de corps. Il fallait que j’arrive à faire des pompes , des dips et des tractions (pull up). Faire des tractions pour moi, c’était « Woaw ». Je me suis dit :  » purée je vais jamais y arriver « . Mais petit à petit, il m’a aidé. Il était même obligé de me porter pour pouvoir en faire (rires). Maintenant, j’arrive à en faire sans problème. Je me rends compte à présent que tout est dans la tête. Si tu veux faire quelque chose, tu peux le faire !

Que t’apporte la musculation ?

Je me sens bien dans ma peau, et ça c’est grâce à la musculation. Cela ne m’a pas seulement apporté un meilleur physique mais cela m’a surtout donné un meilleur mental. Grâce à tous ces entrainements, je me suis forgé un mental d’acier. Je n’ai plus peur des sacrifices. Quand je veux quelque chose, je fais tout pour l’avoir. Aussi, je suis plus sûre de moi, j’ai plus d’assurance en public. Avant, j’étais une fille timide. Ce mode de vie, cette façon de penser, tout cela m’a aidée à surmonter ma timidité. Aujourd’hui, je sais ce que je veux !

Faire Miss Bikini exige un mode de vie bien particulier, comment a réagi ton entourage face à cela ?

Au tout début personne ne me comprenait. On me disait « c’est pas bon la musculation, tu es trop jeune pour ça, tu n’as pas besoin de ça, tu es bien comme tu es,… ». Pour être franche, je n’avais pas beaucoup d’amis qui me soutenaient lorsque j’ai commencé. D’ailleurs j’ai dû délaisser certaines personnes à cause de ça. Aujourd’hui, je m’entoure uniquement des gens qui me soutiennent et qui comprennent ce que je fais.

Comment arrives-tu à concilier tes études et tes entrainements ?

J’ai eu mon bac, donc ça va, je pense que j’ai géré au mieux mes examens (rires). Je vais entrer en école de commerce à la CCISM à la prochaine rentrée. Je vais essayer de travailler un maximum avant le début des cours. Je vais m’acheter des livres et commencer à bosser sur mes prochains cours. Ça me permettra de gagner du temps sur l’apprentissage de certaines matières, comme ça, je pourrai aller m’entrainer ! (rires)

Nous sommes à un mois de la compétition, comment te sens-tu physiquement et moralement ?

Je suis un peu stressée. J’appréhende la compétition. C’est ma première compet, je ne sais pas vraiment comment m’y prendre. Du coup, je regarde les photos de certaines Miss Bikini sur Instagram. J’essaye de me renseigner un maximum. Il y a des jours où je n’ai pas trop le moral, je me dis que je ne suis pas prête, je n’ai pas assez d’abdos, etc… Je me pose beaucoup de questions. Mais plus ça va et plus je me sens confiante.

Anaëlle est sponsorisée par Fitness Island