Samedi 4 mars, 11h du matin. À un peu moins de 2 semaines de l’Arnold Classic Australia, s’est tenue à la salle Tahiti Gym une dernière réunion entre Jerry JEUNG, président de l’IFBB Tahiti et les athlètes polynésiens participants à la célèbre compétition de Bodybuilding.

Objectif​: Faire le point sur les derniers préparatifs avant de décoller pour l’Australie. Étaient présents :

  • Maiarii Fry, Lanihei Tetiarahi, Temoemoe Faremiro et Anaëlle Lopez, catégorie Bikini Fitness.
  • Anne-Marie Moux, catégorie Bodyfitness Figure
  • Jordan Lichon, catégorie Men’s Physique +1m80
  • Aurélien Foussard, catégorie Men’s Physique -1m78
  • Eric Liao et Jean-Pierre De Guigné catégorie Men’s Physique -1m70
  • Vincent Carreau, catégorie Men’s Classic Bodybuilding

Lire aussi: ACA 2017: Première participation pour Jean-pierre De Guigné

Au programme​: Remise des T-shirts du sponsor STC Nutrition et de la veste de l’IFBB, informations sur le déroulement de la compétition et réglages des détails logistiques à l’arrivée des athlètes sur le lieu de l’évènement. Jerry YEUNG explique entres autres que tout se déroulera très vite, de leur passage sur scène à l’annonce des finalistes. Tous les compétiteurs doivent donc se tenir prêts, être réactifs et surtout comprendre l’anglais, qui sera la seule langue parlée lors de l’événement et sur tout le salon.

Jerry YEUNG a pu répondre aux dernières interrogations de nos athlètes polynésiens, notamment au sujet de la météo. Un détail qui a son importance quand on sait que la chaleur est leur pire ennemi car cela risque de faire couler le Tan, ce fameux produit “bronzant” permettant de mettre en valeur la shape. Pas de problème : la météo australienne devrait être clémente.

Globalement, les athlètes se sentent prêts et confiants. La plupart ont même hâte de monter sur scène malgré le trac inévitable dans ce genre de moments !

Rencontre avec 2 d’entre eux :

Anaëlle LOPEZ

Comment te sens-tu, à une dizaine de jours de ta première compétition internationale ?

J’ai vraiment hâte de monter sur scène, c’est ce que j’attends depuis le début de la préparation ! Je suis impatiente de vivre cette expérience internationale et voir ce que ça donne. Jusqu’à maintenant je n’ai fait que des compétitions locales, donc je voudrais voir ce que ça fait d’être en contact avec tous ces athlètes internationaux, partir dans un pays étranger. Je me prépare depuis mi-décembre et pour l’instant, mis à part le fait que je suis un peu fatiguée, j’ai hâte !

Qu’est ce que tu aimes dans le fait de faire des compétitions, et pourquoi ?

J’aime tout le déroulement : depuis le début de la préparation, la diète, les entraînements qui s’intensifient de plus en plus, l’organisation à mettre en place, tous les sacrifices qu’il faut faire jusqu’au jour J où je me dis que finalement, tout ça en valait la peine. Ça me rend fière de moi de voir ce que j’ai été capable d’accomplir. Et puis ça me permet de passer à un autre niveau. Quand on se prépare pour une compétition, on se donne à fond, on passe un autre cap, on apprend plein de choses, c’est vraiment enrichissant.

Que se passe-t-il dans ta tête lorsque tu es sur scène ?

Juste avant de monter quand c’est mon tour, j’essaie de me concentrer sur ce que j’ai à faire : le posing, ne pas oublier de sourire, tous les petits détails… Ensuite, quand je suis sur scène, j’essaie juste de profiter de chaque seconde parce que je sais que toute cette préparation, ça se résume à passer peut-être 2, 3 minutes sur scène. Je me donne à fond, et je savoure chaque instant !

Eric LIAO

Comment te sens-tu, à une dizaine de jours de ta première compétition internationale ?

Je me sens en forme. La dernière compétition en novembre nous a permis de nous préparer psychologiquement et aussi d’affiner notre préparation. Du coup ça va, je ne suis pas fatigué !

Qu’est ce que tu aimes dans le fait de faire des compétitions, et pourquoi ?

C’est un aboutissement. On essaie de montrer aux gens, et de se montrer que tout notre travail n’a pas servi à rien. Et même si ça peut être une manière de motiver les gens, je le fais pour moi avant tout.

Que se passe-t-il dans ta tête lorsque tu es sur scène ?

Quand on est sur scène, on veut bien faire. Et à vouloir toujours trop bien faire, on stresse. Le stress vient de là. Mais dès que tu fais ton premier pas sur scène, le stress disparaît. Les premiers pas sont toujours les plus difficiles, ensuite, tout va bien !

Pas de doute : Nos athlètes représenteront Tahiti avec brio. On leur souhaite à tous Bon Courage pour cette compétition !

texte: Julia Le Métayer