« J’ai pris ma décision le 25 décembre et je n’ai jamais quitté mon objectif de vue. » Sophie Lubet

A 37 ans, Sophie montera ce soir sur les planches du grand théâtre de la maison de la culture. Elle a commencé le fitness il y a 2 ans et demi et « passée l’appréhension que l’on a toute de devenir un monstre de muscles », elle s’est prise au jeu.

C’est toujours avec beaucoup d’admiration que Tahiti Fit rencontre des athlètes motivés comme Sophie ! Portrait :

T.F : Peux-tu te présenter brièvement :

S.L : Sophie LUBET, 37 ans, 1m65, 58 kg avant compétition. Je n’ai honnêtement aucune idée de mon poids à 3 jours de la compétition, les catégories d’une compétition de bikini fitness ne se référant pas au poids (ouf !!) j’avoue que ce critère n’a pas été l’une de mes préoccupations.

Je suis une mordue de Ori i Tahiti, de pâtisseries et je prépare actuellement une formation en boulangerie J

T.F : Première compétition miss bikini, qu’est-ce qui t’a motivé à participer ?

S.L : J’ai commencé le fitness il y a 2 ans et demi. A l’époque j’avais 2 Heiva à mon actif et je savais que je repartais pour un 3ème. N’ayant pas une très bonne technique, je voulais compenser ce manque par une bonne condition physique. Je me suis donc inscrite chez xtrem gym et j’ai suivi les cours collectifs. Passée l’appréhension que l’on a toute de devenir un monstre de muscles avec la musculation ( !!!) j’ai commencé à me prendre au jeu de la musculation, à chercher à améliorer mes performances.

Le petit déclic qui a fait que j’ai finalement voulu pousser jusqu’à la compétition est mon besoin viscéral de rechercher l’efficacité, la performance et mon côté « jusqu’au boutiste » lol !!

Se lancer dans ce challenge c’est un excellent moyen de pousser un cran au-dessus son propre niveau d’exigence. Dans l’optique de la compétition bien sûr mais pas seulement ! La compétition c’est, à un moment, se confronter au regard de professionnels.

T.F : Depuis quand te prépares-tu ? Comment ? A l’aide d’un coach ?

S.L : Mathieu me suit depuis plus d’un an à raison de 3 séances de coaching par semaine, essentiellement de la musculation. J’étais très complexée par mes bras qui n’avaient aucun galbe… On a vraiment bien bossé sur ce point là !

J’ai décidé en décembre dernier de participer à cette compétition d’avril et je n’ai pas perdu de temps. La 1ère étape a été d’adopter une bonne hygiène alimentaire. Le 25 décembre je décidais de commencer les choses sérieuses : healthy meal toute la semaine et un seul « cheat meal » par semaine. J’ai fait le choix d’adopter au plus tôt une alimentation équilibrée pour ne pas avoir à passer par une phase trop drastique par la suite. Les premiers résultats ont été très rapides.

Aux séances de coaching j’ai ajouté le maximum de cours collectifs que mon emploi du temps me permettait de faire : grit, pump, circuit boxing il a même fallu que je me mette au rpm !! … Quelques séances de footing et bien sûr les incontournables sessions « fentes » au Tahara, belvédère ou Vaitavere :p

T.F : Je suppose que ta vie est différente depuis quelques semaines, comment gère t-on ces nouvelles habitudes à s’imposer ?

S.L : J’ai un côté un peu extrême … quand j’entreprends quelque chose, j’y vais à fond. J’essaie de ne jamais perdre l’objectif final de vue et tant pis si autour de moi les gens ne comprennent pas. J’ai des amis en or qui n’ont jamais cherché à me dissuader, qui ont très bien compris que je sois moins disponible. Etre bien entourée est essentiel.

La plus grosse organisation à prévoir est au niveau des repas. Je ne voulais pas me résoudre à manger des trucs sans goût parce que j’étais en mode « préparation » alors j’ai tout fait pour agrémenter mes plats au mieux, quitte à cuisiner le week end pour ne pas avoir à le faire tard le soir après l’entraînement. J’ai fait un stock de tupperware, acheté un congélateur et le tour était joué J

T.F : Décris nous l’évolution de ta préparation ?

S.L : Hmmmm… c’est assez complexe à exprimer. Bien sûr il y a l’évolution dans le degré d’entraînement et l’évolution dans la nourriture. Mais ce qui me marque le plus au final c’est l’évolution personnelle. Je suis quelqu’un qui doute, surtout quand je me lance en terrain inconnu. Sauf que là, le doute n’est pas constructif, il nous fait perdre de vue l’objectif. J’ai donc appris à faire de mes doutes et de mes faiblesses une source de motivation supplémentaire. J’ai aussi appris la patience… Le corps ne se construit pas en 15 jours. Tout au long de cette préparation j’ai eu à cœur de rester attentive à ce que mon corps m’envoyait comme signaux. Et il a plutôt bien réagit !! lol J’ai supprimé tous les sucres (transformés, industriels etc…) et je n’ai jamais fait le moindre malaise ni aucune hypoglycémie… Je suis de nature à faire beaucoup de tendinites (avant le début de ma prépa j’avais à mon actif 2 tendinites à l’épaule et une genou) et là je n’ai eu aucune blessure alors que mon entraînement n’a jamais été aussi intense ! ça peut paraître contradictoire mais je n’ai jamais pris autant soin de moi que ces derniers mois… C’est à la fois une découverte et un réel plaisir J

T.F : Qu’est ce qui est le plus difficile, surtout aujourd’hui, à 3 jours de la compétition ?

S.L : Hahahaha… là encore, bizarrement ce ne sont pas les derniers jours les plus difficiles, au contraire, on se sent grisée à l’idée de monter sur scène. Rétrospectivement, le plus dur pour moi a été de combattre mon addiction au sucre. Et comme je ne voulais pas prendre de risques inutiles, j’ai beaucoup limité les sorties, les dîners entre amis… J’ai énormément de resto à rattraper et ça va être très dur de contenter tout le monde parce que je voudrais vraiment maintenir le fruit de tous ces mois de travail le plus longtemps possible ! Finalement le plus dur risque d’être « l’après compétition » !

T.F : Un conseil aux femmes désirant participer à une telle compétition ?

S.L : Quelles que soient les raisons pour lesquelles on se lance dans cette aventure, je recommande de la vivre pleinement. Il me semble essentiel d’être également très bien entourée. Je ne compte plus le nombre de réflexions bizarre voire déplacées auxquelles j’ai eu droit ces derniers mois… L’un des plus précieux conseils qui m’ait été donné au cours de cette préparation c’est coach Eric qui me l’a donné, il m’a dit « ne t’encombre pas avec les gens négatifs, ce sont des tutau » ! lol Apprendre à laisser les gens parler et continuer son chemin sans y prêter attention sert bien au-delà du sport ! J

Si je peux me permettre un petit apparté, je voudrais vraiment profiter de l’occasion pour remercier toutes les personnes sans qui tout aurait été beaucoup plus difficile… Mathieu Martinez (c’était pas gagné coach mais finalement on y est :p) et coach Eric bien sûr, pour son franc parlé et ses précieux conseils :p … mais aussi Prisci d’xtrem gym, d’un soutien et d’une écoute sans faille, et avec elle toute la famille xtrem gym. Big up à mes acolytes des sessions de fentes ! Big big up à mon fournisseur officiel de concombre le dimanche matin au marché :p Une pensée pleine de reconnaissance à mes collègues de travail à qui j’ai mené la vie dure ces dernières semaines J et à Laurent, Lise et Morgane, mes supporters de la 1ère heure !!

Je vous dis à ce soir J !

RR