Pour Temoemoe Faremiro les compétitions locales, des tremplins pour les rendez-vous internationaux.

Temoemoe Faremiro se prépare à l’IFBB prévue le 13 mai dans la catégorie miss bikini. Elle jongle entre sa vie professionnelle, sa vie personnelle et familiale et sa vie de sportive. Pour s’en sortir elle peut compter sur le soutien de son entourage et sur son passé de sportive de haut niveau. Elle a fait dix années d’heptathlon.

« J’ai vu une amie un jour qui faisait du bikini fitness. En voyant son corps, ça m’a donné envie d’en faire », se rappelle Temoemoe Faremiro. Elle venait de reprendre doucement le sport après un souci de santé, faisant un peu de body pump et de RPM. «Le fitness était la seule activité qui m’était autorisée ». Mais très vite, les entrainements en salle ne lui ont plus suffit. « La musculation c’était nouveau pour moi, je n’en n’avais jamais vraiment fait, mais j’avais envie de me surpasser au fond de moi. » Elle s’est inscrite à une compétition, puis une deuxième, une troisième… Elle revient de l’Arnold Classic Australia, ravie de son expérience et s’apprête à participer l’IFBB Open Polynésie.

Pour atteindre son objectif elle s’entraine du lundi au samedi de 16 heures à 19 heures voire 19h30. Son coach lui prépare une « séance surprise » différente chaque jour. « En fait, on a listé mes défauts lors de la dernière compétition et c’est ce qu’on travaille.» Les points faibles de Temoemoe Faremiro sont notamment les fessiers et les hanches.

« On termine toujours par les abdos, les bras et le posing », précise l’athlète dont le coach, Jerry Yeung, complète : « Il faut savoir que le posing évolue en fonction de l’évolution du corps. C’est pour ça qu’il faut le travailler régulièrement, sans privilégier l’un ou l’autre des côtés. » Sur scène, les neuf juges ainsi que les spectateurs n’ont pas le même point de vue et tous les défauts sont rapidement repérés. « Inutile de chercher à les camoufler, il faut donc être à l’aise et prêt à tout montrer, présenter son profil droit comme son profil gauche. »

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Dans son assiette, Temoemoe Faremiro glisse des protéines, un peu de féculents et des légumes. Un régime strict auquel s’ajoutent des compléments alimentaires pour pallier le manque de micro et macronutriments. À quelques jours de la compétition, la restriction hydrique commence pour enlever l’eau sous-cutanée.

Les journées de Temoemoe Faremiro sont bien rythmées et hyper organisées. Entre son activité professionnelle, elle est agent administratif pour une société automobile, ses entraînements et, le soir sa vie de famille, elle n’a pas une minute. « Heureusement mes parents et mon chéri sont là. Et puis j’ai été athlète de haut niveau. Ça aide. J’ai le mental qui suit.»

Pendant dix années elle a fait de l’heptathlon au niveau international. Elle avait été repérée à l’occasion d’un cross scolaire. Elle a démarré avec de l’endurance, du semi-fonds puis a été formé aux autres disciplines. En 2013 elle a dû s’arrêter, son corps ne suivait plus. Elle a commencé le fitness en 2015, a participé à sa première compétition en 2016 et se retrouvait, en mars dernier, à une compétition internationale. C’était la troisième fois qu’elle montait sur scène.

« C’est un grand avantage de participer à des événements internationaux, on peut voir un autre niveau. » Temoemoe Faremiro a notamment rencontré Caroline Devaux, réunionnaise, actuellement à l’Arnold Classique en Afrique du sud. « Elle m’a donné des conseils sur le posing, sur la façon et les moyens pour se battre sur scène. Ce qui m’a donné envie d’aller encore plus loin ! Et puis on a bien vu l’expérience, la maitrise, les filles sont détendues, on voit qu’elles ont l’habitude. Elles répètent partout, en coulisse, sans se poser de questions. Nous on se regarde beaucoup, là-bas elles s’en moquent et s’entraînent jusqu’au bout. » Elles étaient une trentaine dans sa catégorie.

De retour au fenua, elle prépare les compétitions locales. Après la compétition du 13 mai, elle sera à l’événement Éric favre puis en septembre à la Tahiti nui cup. « C’est ce qui décidera de mes inscriptions, ou non, en compétition internationale. »

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Une nouvelle catégorie à l’IFBB Open Polynésie

L’IFBB Open Polynésie organisée par l’IFBB tahiti Bodybulding & Fitnes Association aura lieu le 13 mai au Tahiti Pearl Beach Resort à partir de 19h30. À cette occasion une nouvelle catégorie va être lancée : la BodyFitness. Celle-ci s’adresse aux femmes ayant un corps athlétique avec un certain degré de masse musculaire développée. La différence avec la catégorie Bikini Fitness et Bodybuilding-Women’s physique ? Du volume doit être présenté sans exagération. La définition musculaire doit être marquée sans atteindre le degré écorché.

Pour toute inscription : ifbb.tahiti@gmail.com

 

Texte: Delphine Barrais