L’athlète John Aiamu va participer au Tahiti Body Contest (TBC) de ce samedi. Une première. Passionné par le crossfit, il vient de se lancer dans le men’s physique et le bodybuilding. Même s’il a apprécié ces deux nouvelles disciplines, l’an prochain il l’annonce, il retournera au crossfit.

« Le crossfit c’est devenu mon quotidien. J’adore ça, j’y pense tout le temps, quand je dors, que je me lève… J’en fait tous les jours, en temps normal. Pour le TBC j’ai mis entre parenthèse la discipline », explique John Aiamu.

« Ce que j’aime avec le crossift ? C’est qu’on se dépasse à chaque fois qu’on en fait », répond-il. « On va toujours plus loin et c’est très varié comme pratique. C’est un sport complet, on porte des charges lourdes, on fait du cardio, des assouplissements, de l’endurance… » Pour l’instant, même s’il pense, il n’en fait plus. « J’ai arrêté il y a un mois et demi pour me consacrer à la compétition de men’s physique et de bodybuilding. Mais ça me manque carrément. »

John Aiamu a commencé la musculation en 2011, un cousin l’a emmené dans une salle qu’il n’a plus quittée. « De loin, j’ai suivi les grands comme Yves Tehau. J’ai voulu moi aussi pratiquer leur discipline », se rappelle l’athlète. Il s’est mis au crossfit. En 2015, il a vu des amis participer à des compétitions de men’s physique et de bodybuilding. Il a voulu lui aussi participer à l’aventure. Il a assisté comme spectateur au TBC ce qui l’a définitivement convaincu. « J’ai voulu mieux connaître mon corps, dépasser mes limites. »

Il s’est rapproché d’un coach et a commencé les entraînements. « Je travaille deux muscles par jour, j’ajoute une séance d’abdos et de cardio. » Six jours sur sept il va à la salle le matin pour deux heures à partir de 8 heures le matin, puis il y retourne deux heures en fin de journée à partir de 16 heures. Toute l’année et jusqu’à fin octobre, il se préparait au men’s physique et au bodybuiding deux fois une heure et demi et ajoutait deux heures de crossfit.

En septembre il a commencé sa diète. « Le plus dur », répète-t-il. « C’est vraiment ça le plus difficile et c’est ce qui différencie crossfit et men’s physique. Du point de vu entraînement, le passage de l’un à l’autre s’est bien passé. C’était même assez facile finalement, mais la diète… ».

À quelques heures de la compétition, il fréquente une dernière fois la salle. Il se donne à fond pour assurer samedi. « Je suis stressé », avoue-t-il. « Je suis timide de nature. Je suis déterminé et confiant dans le sens où j’ai bien travaillé. » Il a été assidu et a scrupuleusement suivi les conseils diététique de son coach. « Mais j’appréhende. »

Ce jeudi après-midi, il savoure ses dernières gorgées d’eau. « Je fais le plein pour tenir. Ce soir à minuit je suis en restriction hydrique. Je vais essayer de suivre là aussi les conseils de mon coach. Il m’a demandé de prendre des glaçons si j’avais soif entre jeudi minuit et samedi soir. On va voir si je vais tenir. »

Après la compétition il s’offrira quelques jours de répits. « Je retournerai à la salle après Noël. » Il compte revenir à ses premières amours : le crossfit. « Je ne pense pas me réinscrire à une compétition en men’s physique au body en 2017, enfin pas pour l’instant. » Il a des projets à l’international, en France et en Océanie. Pour autant il ne regrette pas du tout son année. Il a atteint ses objectifs. Il se connaît mieux après ces heures de pratiques et son régime. « Pour le reste on verra sur scène samedi. »

Palmarès

  1. Participation au championnat de France de boxe en 2003
  2. Champion de boxe en Polynésie française en 2004
  3. Vainqueur du championnat polynésien d’haltérophilie en 2016

Les menus type d’une journée

  1. Petit-déjeuner : blancs d’œuf, flocons d’avoine et une pomme verte.
  2. Protéine avant et après l’entraînement (350 ml par prise)
  3. Déjeuner : blanc de poulet, légumes verts et riz
  4. Collation (vers 14 heures) : pain protéiné et jambon de dinde
  5. Dîner : blanc de poulet et légumes vert