L’IFBB Tahiti s’est réunie samedi 1er octobre. L’objectif de ce séminaire a été d’évoquer le contrôle anti-dopage dans la discipline en informant les officiels et les juges que le problème du dopage n’est pas si banal et encore moins à banaliser.

On le sait tous, le culturisme est souvent pointé du doigt face à ce problème tant évoqué qu’est le dopage.

Afin de redorer le blason de ce sport tant incriminé, M. Jerry Yeung, président de l’IFBB Tahiti, affiche clairement sa volonté de mettre en place plus de contrôles lors des événements organisés par sa fédération.

Selon Jerry Yeung, cette mise en place est également un préalable nécessaire si la Polynésie française souhaite, un jour, accueillir les futurs championnats du monde « Men’s physique et Bikini Fitness ».

Jerry l’objectif de cette réunion ?

La IFBB a mis en place un séminaire bodybuilding sur le contrôle anti dopage pour informer tous les officiels et juges que le problème du dopage n’est pas si banal que ça, et qui plus est dans notre discipline sportive qui est beaucoup pointée du doigt.

La IFBB ne veut pas surprendre les athlètes par ces contrôles. Si on veut organiser les championnats du monde, on doit en tenir compte.

Nous devons Informer le public que la IFBB fait des contrôles anti dopage à toutes ses compétitions.

On voit que l’IFBB s’investit beaucoup dans cette lutte, plus même que d’autres disciplines sportives. Est ce qu’au niveau des athlètes c’est bien vu ? N’y a-t-il pas des réticences ?

La réticence vient de ceux qui ont certainement quelque chose à se reprocher. La IFBB n’est pas là pour faire la police. Ceux qui adhèrent à l’IFBB sont ceux qui veulent jouer le jeu d’un « sport propre ». La réticence n’est pas gênante, c’est juste un choix.

 

Cette lutte contre le dopage se met en place en vue de l’organisation des championnats du monde Men’s physique et Miss Bikini Fitness. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Ça fait trois ans qu’on court sur cette organisation. La première année, le problème ne se posait pas sur le contrôle anti dopage mais plus sur quel organisme allait suivre le dossier. On était dans le flou complet. Aujourd’hui, le dossier finalisé avec des partenaires privés qui s’investissent, le seul bémol se pose au niveau du contrôle anti dopage. Ce souci est en phase d’être réglé. Les conditions sinequanones sont réunies.

On a l’impression que l’IFBB part toute seule dans cette lutte. Qu’en est-il des institutions du Pays ?

Justement, je dois rencontrer les autorités du Pays pour cela. Si le ministère joue le jeu et nous suit, je ne vois pas où est le problème, toutes les fédérations doivent faire leur contrôle anti dopage elles-mêmes. La IFBB ne règlera pas à elle seule le problème du dopage c’est sûr. Il y a certaines ambiguïtés dans certaines disciplines sportives mais concernant l’IFBB, le seul mot d’ordre est de faire de notre discipline un « sport propre ». Les réticences face à ça prouvent ce qu’il se passe chez les réticents.