En bodybuilding « il n’y a jamais rien d’acquis »

Mataira Teriipaia se présente dans la catégorie Bodybuilding aux championnats de Polynésie samedi. Plus confiant qu’il y a un an, il se dit satisfait de son entraînement. Il n’a fait aucun écart « zéro cheat meal ! », a commencé plus tôt la préparation. Bilan, il a pris en volume.

« J’ai pompé un peu, je m’arrête », explique Mataira Teriipaia ce mercredi matin dans la salle Punaruu Gym à Punaauia. Il est 8h30, il est arrivé il y a une demi-heure. Le compte à rebours à commencé. « Je stoppe les entraînements jusqu’à la compétition de samedi. » L’athlète se présente aux championnats de Polynésie, catégorie bodybuilding. Pour lui, c’est le premier grand rendez-vous de l’année.

Il est prêt, confiant, impatient de monter sur scène. « J’aime ce sport, le bodybuilding, voir ton corps se développer, progresser et puis aussi avoir à ajuster, il n’y a jamais rien d’acquis. »

Ce mercredi, il a aussi commencé la restriction hydrique, il va passer de2,5 litres par jour à 50 centilitres au maximum le jour de la compétition. « Je sais qu’on ne fait pas tous la même chose, certains arrêtent complètement le dernier jour, il faut savoir faire en fonction de son propre corps, bien se connaître. »

Il recharge en glucides. « Je remange du riz et de la patate douce. Mais je fais attention, je regarde quelques heures après en avoir pris pour vérifier que je ne prends d’eau. C’est ça qui est bien. Il y a la théorie et puis la pratique. Les résultats dépendent de ton état si tu es bien mentalement, si t’es reposé, il n’y a rien de figé. »

Une préparation sur le long terme

Il a commencé son entraînement 15 semaines avant la compétition, à raison de six entraînements par semaine. « J’ai fait avant ça cinq semaines de prise de masse. Il y a 15 semaines, j’ai lancé la diète, j’avoue que je n’étais pas confiant ! »

« Cette année tout est bon »

Malgré tout, Mataira Teriipaia s’est accroché. « Je suis suivi par un coach, Oscar Dexter, un Tahitien qui vit au Québec. C’est très confortable, je n’ai pas besoin de penser à mes repas, à ce que je dois faire. Je suis des gars et, l’an dernier, personne ne me suivait ça a été compliqué. Cette année, tout est bon. »

Il a fait aussi du cardio, de la marche ou du tapis, cinq fois cinquante minutes par semaine pendant dix semaines. « J’ai un métabolisme qui fait que j’ai besoin de cardio. Sans ça j’ai du mal à perdre. »

Après ce parcours, le résultat est là. « En 2016, j’ai été pris de cours. J’ai démarré l’entrainement seulement dix semaines avant le Jour J. Cette année j’ai commencé plus tôt, c’est vrai, et puis surtout je n’ai fait aucun écart, zéro chit meal depuis le début alors que l’an dernier j’en faisais toutes les trois ou quatre semaines. Ça paye, y’a pas à dire ! »

Quand il compare une photo prise le jour de la compétition en 2016 et une photo prise quatre jours avant la compétition en 2017, il a une preuve. Il se trouve aussi plus sec qu’en 2016 alors même que la compétition n’a toujours pas démarré. Ses efforts ne sont pas vains. « Je suis fier de moi. »

Samedi il sera au Méridien pour les championnats de Polynésie. Le week-end suivant si tout va bien, il se présentera au South Pacific 2017 qui sera organisé aux Salomon. Ensuite, il devrait concourir à la Tahiti Body Contest début décembre.

La fédération polynésienne d’haltérophilie musculation et disciplines associées organise son Championnat de Polynésie dont 3 Catégories : Bodybuilding, Men’s Physique et Miss Bikini.

Rendez-vous Samedi 21 octobre 2017 à l’Hôtel le Méridien de Tahiti à partir de 19h30. Prix d’entrée 1 500 Fcfp.

Pour toute information : 89 22 73 08.

Texte : Delphine Barrais

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