« J’espère ramener quelque chose »

Motiha HATITIO sera sur la scène des championnats de Polynésie samedi en catégorie Men’s Physique. Il marche dans les pas de l’un de ses oncles qui faisait du bodybuilding et qui l’a fait rêver toute son enfance.

« J’espère ramener quelque chose », lance Motiha. Il se présente pour la première fois au championnat de Polynésie qui auront lieu samedi. Ce rendez-vous, il le prépare depuis bientôt huit mois avec son coach, Mataira Teriipaia. « L’an dernier je l’avais appelé à deux semaines seulement de la TBC. Ces deux années, 2016 et 2017 ne sont même pas comparables. »

Motiha, policier municipal de Faa’a, a 22 ans. Il concoure en Men’s Physique. Il fait du bodybuilding pour suivre à son idole, son oncle Omer Lenoir, lui-même pratiquant de la discipline. « Quand il me racontait ce qu’il faisait, ça me faisait rêver, je voulais avoir le même corps que lui, faire de la compétition, monter sur scène. Je voulais voir ce que ça faisait. »

Il a commencé par faire du workout, faute de moyen. « Je ne pouvais pas me payer une inscription en salle. Mais je ne savais rien à l’alimentation et donc je ne faisais rien en ce sens. » Il a finalement trouvé un travail et a pu prendre un abonnement. Les choses sérieuses ont commencé.

En 2016, il a fixé comme objectif la Tahiti Body Contest (TBC) de décembre. Il s’est inspiré de conseils livrés sur la toile. « J’allais en salle, je regardais des programmes sur internet que je suivais en partie. Je prenais de la masse, un peu, mais je ne voyais pas vraiment de changement. Ce n’était pas spectaculaire, alors je changeais de programme. »

« Stressé à mort »

À deux semaines de la TBC 2016 à laquelle il était inscrit « pour voir », « stressé à mort », il s’est entretenu avec celui qui est devenu son coach. « Je pesais 92 kg et je n’étais pas sec. Avec Mataira Teriipaia qui, au passage a été suivi par mon oncle, tout est allé très vite. Ça a été spectaculaire, je me voyais sécher tous les jours un peu plus. Quand on s’est rencontré je mangeais encore du riz et autre, j’ai tout arrêté, je n’ai plus pris que des protéines, j’ai perdu 11 kg.»

Le jour J, Motiha est arrivé deuxième de sa catégorie sur neuf participants. Un résultat encourageant. « J’ai reçu des messages de champions qui étaient présents, ça fait vraiment très plaisir. » L’athlète était aussi content d’avoir pu découvrir le monde du Men’s Physique, un monde à la hauteur de ses attentes.

En mars 2017, il s’est remis dans le bain. Gardant à ses côtés son coach. « Il m’a dit, on va bien se préparer si tu veux et tu pourras t’inscrire dans une compétition à la fin de l’année. J’ai commencé par prendre du volume. Ce qui est bien quand tu es suivi c’est que tu ne lâches rien, même si tu es à bout et que tu as envie de tout arrêter. Tout seul, tu lâches.»

Accident de parcours

En juin, Motiha s’est blessé à l’épaule. « J’ai dû arrêter l’entraînement pendant deux semaines, j’étais complètement démoralisé. Je suivais la diète, mais j’ai perdu tout ce que j’avais pris. Mon coach m’a reboosté, heureusement, il m’a redonné confiance, m’a rassuré en me disant qu’on avait encore le temps pour y arriver. »

En juillet, il est retourné en salle, repartant de zéro, ou presque. Sept jours sur sept, l’entrainement a repris. « J’ai bien progressé, physiquement, je vois la différence. »

En 2016, le passage sur scène de Motiha était un aperçu. « Cette année, j’y vais pour chercher quelque chose, c’est sûr ! » Ensuite, plus tard, quand il aura plus « de maturité physique », il espère participer à des compétitions internationales. Il se donne trois ou quatre ans mais déjà il annonce : « L’Arnold Classic par exemple, j’aimerais bien ! »

La fédération polynésienne d’haltérophilie musculation et disciplines associées organise son Championnat de Polynésie dont 3 Catégories : Bodybuilding, Men’s Physique et Miss Bikini.

Rendez-vous Samedi 21 octobre 2017 à l’Hôtel le Méridien de Tahiti à partir de 19h30. Prix d’entrée 1 500 Fcfp.

Pour toute information : 89 22 73 08.

Texte : Delphine Barrais

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