Karyl Peyrolle est physiothérapeute. Il vient de s’installer à Faa’a au sein de la colonne Vitale. Avant de retrouver son île natale, il a étudié puis travaillé près de 15 ans en Australie. Là, il s’est forgé une solide expérience auprès de sportifs amateurs et professionnels. Il espère désormais pouvoir partager son savoir et savoir-faire en Polynésie.

« Les patients que je vois, viennent me voir, la plupart du temps, en raison d’une mécanique déficiente », explique Karyl Peyrolle, physiothérapeute. « Cela peut-être moins d’amplitude sur un mouvement, un blocage le matin au réveil, une difficulté à sortir quelque chose de sa poche. Pour un tennisman c’est une difficulté sur un revers…» Il ajoute : « La physiothérapie est l’expertise de la mécanique humaine ».

Interview guidée

Les séances de physiothérapie commencent toujours par une anamnèse. « C’est une interview guidée », éclaire le physiothérapeute. « J’interroge le patient sur son quotidien, ses activités, son métier, ses loisirs, sa famille. J’ai besoin de connaître l’individu et ses habitudes, d’avoir un historique. » Il a besoin d’avoir une vue dans le temps et dans l’espace. « Par exemple », illustre-t-il « si mon patient a un travail, deux enfants qu’il doit déposer à l’école tous les matins à l’école et qu’il n’a qu’une petite heure le matin avant d’aller bosser pour pratiquer le sport qu’il aime, il va certainement supprimer ou réduire son échauffement, ce qui peut expliquer certaines déficiences mécaniques. »

À partir des réponses obtenues, des hypothèses se dessinent. « Hypothèses que j’ai besoin de confirmer ou d’infirmer en manipulant le patient. Ensuite vient le traitement. » Ce que le physiothérapeute appelle traitement ce n’est pas la prise en charge des symptômes. « On s’en occupe pour soulager le patient bien sûr mais ce qui importe vraiment c’est l’éducation et la prévention. On a va au-delà des symptômes, on s’attaque aux origines des problèmes. »

Les blessures et difficultés de mouvement apparaissent pour « des raisons précises ». « On peut faire tout ce qu’on veut sur la table, si on ne s’attaque pas aux origines, si on ne va pas à la source, alors le résultat est temporaire. » L’éducation représente 50% du travail d’un physiothérapeute. « On explique ce qu’a le patient, comment il s’est fait ça, ce qu’il peut changer au quotidien dans sa pratique sportive, sa posture… Notre objectif est de remettre le patient dans son environnement ».

Allier médecine et sport, un rêve d’enfant

Lorsqu’il a eu à choisir une voie après le bac, Karyl Peyrolle a cherché un métier qui pouvait associer médecine et sport. « J’ai toujours été très attiré par la médecine et j’ai toujours fait beaucoup de sport. J’ai pratiqué près de 12 ans du taekwondo, j’ai fait du surf, du tennis. » Ses recherches l’ont menées vers la physiothérapie qui elle-même l’a menée vers l’Australie. « Le pays est très avancé dans le domaine de la médecine sportive ». Après le bac, il s’est installé sur l’île-continent.

Il a suivi une formation de cinq années à Brisbane à l’université du Queensland avant d’entrer dans la vie active. « Le sport roi là-bas c’est le rugby à XIII et XV. J’ai suivi de nombreu rugbymen d’abord des amateurs, puis des professionnels. » Le Gold Coast United Football Club s’est ensuite offert ses services. « J’y suis resté trois ans, à temps plein. J’ai suivi les joueurs dans tout le pays au gré de leurs matchs, ça a été très formateur ».

Il a aussi été le physiothérapeute du personnel de grands parcs d’attractions comme SeaWorld, découvrant là toute une panoplie de nouvelles blessures. Des particuliers l’ont aussi consulté, ceux-ci pratiquaient la natation, le crossfit, le MMA, l’athlétisme. « Les deux dernières années, j’ai travaillé pour l’équipe nationale de rugby à XIII de la Papouasie Nouvelle Guinée. Je reste le coordinateur médical de l’équipe. »

À Tahiti, il aimerait pouvoir partager ce qu’il à donner. « Nous sommes tous les maillons de la chaîne athlétique. Pour gagner en performance et en confort, les athlètes doivent être entourés de professionnels et de coachs qui communiquent entre eux ».

Contact

Karyl Peyrolle

La colonne vitale à Faa’a, quartier Fanomai

Tél. : 89 61 18 81

Karyl.myphysioz@gmail.com

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La colonne vitale est un centre de mieux être qui accueille les patients du lundi au samedi matin. Ben Eastwood, chiropracteur, fondateur du centre il y a neuf ans est entouré de six autres praticiens qui sont chiropracteur comme lui, reflexologue plantaire, ostéopathe/stomatopathe, sophrologue et, depuis décembre, d’un physiothérapeute. L’objectif du centre est « d’offrir aux patients l’opportunité de mieux faire avec leur vie et leurs santés par le biais du ‘lifestyle’ chiropratique ».

lacolonnevitale@gmail.com

Tél. : 40 83 77 83

 

texte: Delphine Barrais