La Polynésie française participera prochainement aux 15ème Jeux du Pacifique qui se dérouleront en Papouasie-Nouvelle-Guinée, du 4 au 18 juillet prochain. Parmi la délégation polynésienne, six bodybuilders feront le déplacement pour tenter de remporter le titre suprême dans leur catégorie respective.

Nous avons rencontré Simon Luis. Ce jeune bodybuilder de 22 ans prendra l’avion dans une semaine afin de conquérir le titre de la catégorie moins de 65kg.

« Tous les jours je me bats contre moi même »

Ectomorphe de nature, Simon se livre, chaque jour, une bataille acharnée contre son corps. En effet, tandis que d’autres peinent à perdre du poids, lui se bat pour en prendre. N’ayant pas les prédispositions génétiques de la plupart des bodybuilders, il a tout de même poursuivi sa quête du corps parfait. Déterminé et discipliné, cet athlète ne recule devant aucun obstacle et cumule les challenges.

Simon, quand as-tu commencé la musculation ?

J’ai commencé sérieusement la musculation il y a 4 ans. J’avais bien quelques altères chez moi quand je vivais en Métropole mais j’ai réellement commencé quand je me suis inscrit ici (à Punaruu Gym) : je suis entré dans la salle et je ne suis jamais reparti (rires).

On progresse plus vite lorsqu’on s’entraîne en salle. Et quand on commence on n’a jamais envie de s’arrêter. Je n’ai jamais abandonné.

Tu as également participé à certaines compétitions, n’est-ce pas ?

Je participe à des compétitions depuis 2012 : je suis arrivé premier au championnat de Polynésie en junior en moins de 65 kilos puis au championnat South Pacific la même année. C’est d’ailleurs à cette période que j’ai découvert la supplémentation alimentaire (protéines et BCAA entre autres). En 2014 je suis arrivé deuxième à la WBPF en Men’s Athletic.

Simon, tu participeras aux prochains jeux du Pacifique, qui se dérouleront en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Peux-tu nous parler de ta préparation et de ton ressenti à l’approche de la compétition ?

Depuis quelques mois je me prépare pour ces jeux afin de représenter Tahiti.

En parallèle de cette préparation je suis en Master et j’enchaîne trois boulots dans la journée. Il a fallu concilier musculation et tout çà. Heureusement pour moi, j’ai le soutien de ma compagne.

Tout est une question d’organisation : j’essaie d’être irréprochable sur mon mode de vie même si je me permets, en guise de récompense de tous les efforts que j’ai pu faire en semaine, de me « lâcher » un jour du weekend.

Je dispose de 24 heures dans une journée : je note comment je dois les répartir la veille et je m’y tiens (Entraînement le matin puis j’enchaîne avec « mes » boulots puis entraînement avant les cours de Master du soir).

Je ne laisse rien au hasard et je me focalise sur ma préparation.

Je ne vais pas aux jeux du Pacifique pour une deuxième place. C’est peut être la seule fois que j’y participerai alors je compte bien finir sur la plus haute marche du podium dans ma catégorie.

 

Un conseil pour nos lecteurs qui désirent pratiquer ce sport ?

C’est un sport vraiment mental. Il faut croire en soi, avoir du courage et ne jamais abandonner quelque soit la difficulté. Ne jamais se dire que c’est impossible et s’investir à 100%. Il faut y aller à fond et ne pas se voir perdant. S’accrocher au changement et regarder en arrière pour voir d’où l’on vient afin de mieux savoir où l’on va.