L’athlète Men’s physique Yannis Ceran Jerusalemy est aussi cadre chez Vini. Il est le conseiller technique du directeur général de l’entreprise. À la veille du Tahit Body Contest, il explique comment il assure ses deux vies, professionnelle et sportive.

MSD_0179Cloisonner et s’organiser. Tels sont les maîtres mots de Yannis Ceran Jerusalemy. Pour la deuxième année consécutive, il se présente au Tahiti Body Contest. Même si cette nouvelle tentative est « un peu moins difficile que la première » à en croire l’athlète, le quotidien reste compliqué. D’autant qu’une blessure lui a causé du souci il y a deux mois et demi.

Yannis Ceran Jerusalemy est juriste de formation, il est conseiller technique du directeur général de Vini. Il doit assumer un certain nombre de responsabilités, gérer des dossiers lourds, techniques et sensibles, assister à des réunions de haut vol. « Ce qui me mobilise beaucoup intellectuellement ». En parallèle, il suit un entraînement et un régime alimentaire stricts pour pouvoir espérer monter sur une marche du podium ce samedi. Tout cela est rendu possible par l’organisation infaillible du cadre et le mental solide de l’athlète.

Près d’une année de préparation

Depuis janvier, il est sur les rails. Il a commencé par une période de prise de masse. « Je pouvais manger ce que je voulais, tout en restant raisonnable bien sûr, mais j’avais le droit à des plats en sauce par exemple, quelques pâtisseries de temps en temps. Je n’avais pas d’interdiction, je pouvais boire un petit peu d’alcool de manière festive, occasionnellement. » Il se levait à 4 heures du lundi au samedi, passait une heure dans la salle de musculation. « Je faisais des séries courtes mais je poussais des poids lourds, en général 100 kilogrammes. » Le dimanche était une journée réservée aux exercices de cardio et notamment la course.

À partir du 15 septembre, Yannis Ceran Jerusalemy a commencé une période de sèche. Ont été supprimés : le sucre, l’alcool, le sel, les sauces… « En salle, c’était des séries plus longues mais avec moins de poids, je suis passé à 60 kilogrammes. J’allais toujours en salle le matin, six jours de la semaine. Je terminais par du cardio comme pendant la prise de masse. »

Un incident est venu contrarier les plans de l’athlète. « Une sorte de bocage au niveau de l’épaule qui diffusait des douleurs. J’avais le bras tétanisé lors de certains mouvements. Le kiné a essayé de m’arrêter, je lui ai demandé de m’aider et de me soulager jusqu’à la compétition. Quand je commence quelque chose, je vais au bout. J’ai poussé des poids moins lourds et misé sur la sèche. » Yannis Ceran Jerusalemy n’a pas baissé les bras, il a même monté d’un cran le rythme de son entraînement en vue de la compétition.

Une heure d’entraînement supplémentaire

Depuis un mois et demi, il se rend quotidiennement une heure de plus en salle, après sa journée de travail. « J’avoue que parfois, il faut vraiment que me mobilise pour aller pousser, dans ces moments là, il ne faut plus que je pense, sinon je ne tiens pas. » Il est à fleur de peau, émotif, fatigué parfois. Lorsqu’il est à son bureau, il doit faire preuve d’une grande concentration. « Je dois rester professionnel coûte que coute, quelles que soient les situations. Je dois gérer mes dossiers sans erreur, ne pas déraper. Ce n’est la faute de personne si j’en suis là, je suis le seul responsable de cette aventure. Je découvre mes limites. » L’athlète prend connaissance aussi de ses forces, de sa puissance physique et mentale. Pour rester opérant, il suit à la lettre les quantités et rythmes de ses repas. Il pense aussi aux efforts fournis depuis des semaines dont il attend les fruits.

Une histoire toute bête

L’histoire de Yannis Ceran Jerusalemy athlète de Men’s Physique a commencé il y a deux ans. Une histoire toute bête, un copain qui l’a entraîné, puis poussé et finalement coaché. « J’allais à la salle avec des amis, au début mes passages étaient très irréguliers. Je pouvais disparaître un temps, je revenais. L’un des amis de la bande, Gurt Heitaa, m’a un jour demandé : ‘mais quels sont tes objectifs ?’ J’ai répondu ‘avoir des tablettes de chocolat’. » Yannis Ceran Jerusalemy allait avoir 40 ans et il voulait retrouver et entretenir un « super shape ». Gurt Heitaa lui a fait comprendre que la première des choses était de fréquenter assidument la salle. Au bout de deux mois d’entraînement régulier, Yannis Ceran Jerusalemy ne voyait pourtant rien venir. Prêt à baisser les bras, il a été rattrapé de justesse par celui qui allait devenir son coach. Il s’est accroché et a constaté les premiers résultats au bout de trois mois. Depuis, à chaque fois, Gurt Heitaa a glissé les bons mots au bon moment. « En fait, c’est un état d’esprit, une philosophie. Je tiens bon. »

Rendez-vous samedi à partir de 19h15 au Méridien pour découvrir le passage de l’athlète au Tahiti Body Contest 2016.

15385362_1255817647822415_5884286466214559021_oLe Tahiti Body Contest

Cet évènement aura lieu le samedi 17 décembre au Méridien Tahiti. Le TBC clôture ainsi la saison 2016 de bodybuilding, toutes fédérations confondues. « C’est une compétition qui a lieu chaque année. Elle est privée, c’est-à-dire que nous ne sommes pas rattachés à une fédération. Tous les athlètes peuvent s’inscrire, à condition qu’ils disposent de l’autorisation de leur fédération respective. Les inscriptions sont payantes, pour 2 500 Fcfp, et c’est ouvert à tous. » énonce Dany Gérard.

 

Delphine Barrais