A l’issue de sa victoire au mémorial Boris Leontieff du 23 mai dernier, Tahiti Fit a rencontré pour vous, Vaihau Bottari. Cet athlète dynamique, dévoué, simple et plein d’humilité répond à nos questions.

1- Peux tu te présenter ?

Je m’appelle Vaihau Bottari, j’ai 25 ans. Je mesure 1m69 pour 74 kg. Je suis passionné de crossfit (évidemment). Je pratique du rugby et de l’athlétisme en complément. Mais avant tout çà, il y a ma petite famille.

2- On te connaît ici en tant qu’élite du crossfit local : le crossfit – qu’est ce que c’est ?

Le crossfit est un sport qui regroupe plusieurs disciplines telles que l’haltérophilie, la gymnastique, le fitness… On y travaille cardio, force et endurance. Tout un groupe de disciplines qui fait que le crossfit est un sport complet.

3- Quand as-tu commencé ? Où ? Avec qui ?

J’ai commencé en 2013 après avoir vu une compétition. La Open Rahui Athletic Games regroupait tous les élites locaux au stade de la Fautaua avec à la clé, un price money de 80000 fcfp. Ça a fait TILT dans ma tête (rires) : il faut que je fasse du crossfit !

J’ai commencé le Crossfit à Nahiti (j’y suis toujours) avec Teremu, Yves, Manaatua, les champions de cette discipline. J’ai choisi Nahiti pour y retrouver plusieurs potes.

4- Que cela t’apporte t-il ?

Enormément de choses ! Je garde la forme, j’ai plus de force, plus d’endurance, plus d’agilité, plus de souplesse, plus de cardio, plus de mental.

En s’entraînant dur et régulièrement, tu peux participer à des compétitions avec des récompenses très motivantes.

En plus, le crossfit te sculpte un « joli » corps sans même t’en rendre compte J.

5- Comment fait-on pour arriver à ce niveau là ?

Pour arriver à ce niveau, je me suis entraîné tous les jours mais je me suis surtout entraîné avec les meilleurs. « Train with your idols until they become your rivals » : il faut s’entraîner avec plus forts que soi pour progresser.

6- Es tu suivi par un coach ?

Je n’ai pas de coach attitré mais on est tous suivis à la salle. Teremu me guide beaucoup pour le crossfit.

7- A quelle fréquence t’entraînes-tu ?

Quand je ne travaille pas je m’entraîne deux fois par jour sauf le week end. Le repos, c’est sacré.

8- Parle-nous d’un entraînement type :

Je n’ai pas d’entraînement type, je me base sur ce que fait Teremu. Et quand il n’est pas là je vais sur le net pour chercher des programmes à faire, et quand il n’y a rien sur le net eh bien je fais au feeling (rires) !

Mais sérieusement, depuis une semaine j’ai commencé un programme que je vais suivre pendant deux mois pour améliorer ma force et mon endurance musculaire. On verra ce que cela donnera.

9- Adoptes-tu une diète, un régime particulier ?

PAS DU TOUT (rires). Je ne suis pas un exemple diététique (rires). Je mange de tout : des casse croutes au thon avec un soda en guise de petit-déjeuner la semaine, à midi et le soir je peux manger un mac do ou un steak frites ou du puaatoro ou des crêpes (rires). Je ne me prive de rien ! Bon, 2 à 3 jours avant une compétition je mange plus de pâtes et plus de poulet … et aussi… beaucoup de crêpes (rires).

10- Quels sont tes projets à court terme ? à long terme ?

A court terme, j’aimerais promouvoir le crossfit au maximum pour attirer plus de monde à pratiquer cette discipline : des jeunes et des moins jeunes.

A long terme, j’aimerais un jour participer aux régionaux qui se déroulent en Australie. La compétition a lieue une fois par an mais n’est accessible qu’en passant les phases qualificatives dans lesquelles s’affrontent des centaines d’athlètes de haut niveau. C’est chaud !!!

11- Très peu de compétitions sont organisées au niveau local… Penses tu qu’il faille y remédier ? Par quels moyens ?

Au début nous étions plusieurs à organiser des compétitions mais depuis le début de l’année une seule a été organisée et je n’ai aucune explication à ce « stand by ». S’il faut y remédier ? Il est clair que moins il y aura de compétitions, moins il y aura de motivation et forcément, moins il y aura de pratiquants.

Notre président et son équipe essayent d’organiser des événements pour attirer du monde mais il est évident que cela a un coût. Nombreux sont ceux qui veulent faire avancer ce sport mais personne n’ose réellement faire le premier pas. Tout seul on ne peut pas avancer. Pour ce qui concerne l’organisation je n’y connais absolument rien donc je ne sais pas vraiment quels moyens mettre en œuvre. Moi je suis juste là pour faire le show (rires).

12- Un message à faire passer ?

Alors j’aimerai remercier mon sponsor qui, depuis le début de l’année m’équipe pour m’entraîner. Mauruuru AITO SPORT.

Je remercie aussi ma chérie de me laisser aller m’entraîner quand elle préférerait que je reste près d’elle.

Merci à mon club et à mon président de toujours être là pour nous soutenir (chacun à sa façon et avec son humeur).

« Et les gars ma, si vous voulez vous essayez, la salle est ouverte, haere mai ! »

RR

*Vaihau porte la nouvelle collection Under Armour disponible chez Aito sport.